Influenceur voyage : qui suivre pour la vanlife, la photo ou un séjour sans avion ?

Influenceur voyage : qui suivre pour la vanlife, la photo ou un séjour sans avion ?

Bruno Maltor pour varier les destinations, Gregsway pour la vie en van, Clo & Clem pour envisager le voyage sans avion : le bon influenceur voyage dépend surtout de votre projet. Un récit peut donner envie de partir sans fournir les informations nécessaires pour réserver. Voici une sélection de créateurs francophones, avec des repères pour choisir leurs contenus et comprendre les coulisses de leur activité.

Des influenceurs voyage à suivre selon vos envies

Cette sélection privilégie la complémentarité des approches, plutôt qu’un classement par popularité. Les audiences indiquées donnent un ordre de grandeur : elles évoluent et ne constituent ni une mesure de fiabilité ni une garantie de qualité. Un total sur plusieurs réseaux n’est pas directement comparable aux abonnés d’une seule plateforme.

Infographie sur les influenceurs voyage francophones classés par spécialité
Infographie sur les influenceurs voyage francophones classés par spécialité
CréateurPour quelle envie ?Supports à explorerRepère d’audience
Bruno MaltorDécouvertes et inspiration généralisteYouTube, Instagram, blogPlus de 2 millions d’abonnés sur ses réseaux
GregswayVanlife et aventure itinéranteYouTubePlus de 380 000 abonnés
Jonathan BertinPhotographie et regard artistiqueInstagram151 000 abonnés
GlobtolterDécouverte par la vidéoYouTube171 000 abonnés
HellolarouxInspiration et récits de voyageInstagram, blogPresque 50 000 abonnés sur Instagram
Clo & ClemVoyages au long cours et sans avionBlog, réseaux sociauxPlus de 10 ans de création de contenu

Pour l’aventure : Gregsway et Clo & Clem

Gregsway a commencé son aventure en van en 2018. Ses vidéos permettent d’aborder le voyage comme un mode de vie, au-delà de la succession de paysages. Clo & Clem offrent une autre porte d’entrée vers l’itinérance : leur premier périple de 5 mois jusqu’en Inde sans avion, en 2015, invite à considérer le trajet comme une partie du voyage. Ces approches intéressent particulièrement ceux qui hésitent entre vacances cadrées et départ prolongé.

Pour nourrir son regard : Jonathan Bertin et Bestjobers

Jonathan Bertin constitue une piste pour les amateurs de photographie qui cherchent une interprétation visuelle plutôt qu’une simple liste de lieux. Bestjobers associe également découverte et force de l’image : une de leurs vidéos Instagram sur les Pouilles a atteint 15 millions de vues. Cette visibilité donne une idée du pouvoir d’évocation d’un contenu, mais ne renseigne pas, à elle seule, sur la facilité à reproduire le séjour.

Pour élargir ses idées : Bruno Maltor et Anil B

Bruno Maltor et Anil B permettent d’explorer des destinations à travers des formats incarnés. Anil B rassemble plus de 674 000 abonnés sur YouTube. Pour choisir entre plusieurs créateurs généralistes, regardez un contenu consacré à une destination que vous connaissez : vous repérerez plus facilement le niveau de précision, le ton et la place accordée aux difficultés.

Choisir un profil qui voyage dans les mêmes conditions que vous

Le critère décisif n’est pas le nombre d’abonnés, mais la proximité avec vos contraintes. Un séjour en couple avec voiture de location ne répond pas aux mêmes besoins qu’un voyage solo en transports publics. Avant de suivre un itinéraire, vérifiez la saison, la durée réelle des étapes, les déplacements et les prestations incluses.

  • Petit budget : privilégiez les dépenses détaillées, avec transport, hébergement, repas et activités, plutôt qu’un prix d’appel isolé.
  • Famille : cherchez l’âge des enfants, les temps de repos, les équipements disponibles et le rythme quotidien.
  • Vanlife : vérifiez les contraintes de stationnement, d’eau, d’électricité et les règles locales.
  • Voyage responsable : observez les moyens de transport, la durée du séjour et la place donnée aux acteurs locaux.
  • Accessibilité : recherchez des indications concrètes sur les marches, les distances et les sanitaires, pas seulement une appréciation générale.

Gardez aussi un créateur en position de vigie : quelqu’un qui documente les fermetures, les réservations obligatoires, les changements d’accès ou la saturation d’un site. Son contenu sera parfois moins spectaculaire, mais il peut éviter une journée perdue. Pour préparer un départ, associer un compte qui fait rêver à un compte qui surveille les conditions du terrain est souvent plus utile que multiplier les images d’un même panorama.

Enfin, méfiez-vous des étiquettes trop larges. Le slow travel ne se résume pas à une ambiance paisible, et une adresse isolée n’est pas automatiquement responsable. Regardez les pratiques décrites, le respect des habitants et les éventuelles précautions concernant les lieux naturels fragiles.

Instagram, YouTube ou blog : utiliser chaque format au bon moment

Les plateformes répondent à des besoins différents. Instagram et TikTok servent surtout à repérer une destination ou une expérience. Les vidéos courtes donnent rapidement une idée de l’atmosphère, mais laissent parfois de côté la saison, les transferts ou les conditions d’accès. Enregistrez l’idée, puis cherchez les détails avant de construire votre programme.

YouTube convient davantage aux récits développés : on peut y observer le déroulement d’une journée, les déplacements et les imprévus. Gregsway ou Globtolter sont des pistes à explorer si vous appréciez cette immersion. Une vidéo reste néanmoins un montage : un trajet difficile ou une attente peuvent être fortement condensés.

Le blog et les guides écrits sont pratiques pour retrouver un itinéraire, comparer des étapes ou consulter des indications sur place. Vérifiez la date de publication et les éventuelles mises à jour. Les podcasts apportent plutôt du recul sur une expérience ou un parcours personnel ; ils complètent la préparation sans remplacer les informations logistiques.

Pour passer de l’inspiration à la réservation, confrontez toujours les conseils aux informations officielles : formalités d’entrée, accès aux sites, horaires, météo et sécurité. Une expérience vécue reste située dans le temps ; elle ne garantit pas que les mêmes conditions vous attendent.

Le métier d’influenceur voyage, entre création et partenariats

Un influenceur voyage crée des contenus et développe une communauté susceptible de suivre ses recommandations. Le blogueur privilégie l’écrit, le vidéaste l’image animée ; une même personne peut cumuler ces activités. Derrière les publications se trouvent le repérage, la photographie, le montage, la rédaction, le référencement naturel et les échanges avec les abonnés.

Des revenus variables, pas un salaire automatique

Les revenus peuvent provenir de publications sponsorisées, d’affiliation, de guides, d’ateliers ou de productions destinées aux marques. Un séjour offert n’équivaut pas à une rémunération disponible pour payer ses charges. Le défraiement rembourse des dépenses ; la création en marque blanche rémunère des contenus utilisés par le client, sans nécessairement passer par le compte du créateur.

Les montants rapportés par Le Figaro illustrent cette diversité : Anil Brancaleoni évoque 3 000 à 5 000 € par post sponsorisé. Guillaume Payen a connu 0 € pendant 5 ans, puis 200 à 500 € par mois entre 2019 et 2022. Ces exemples ne constituent pas une grille tarifaire : un prix dépend aussi du travail de production, des livrables et des droits d’utilisation.

Se lancer ou sélectionner un partenaire avec méthode

Pour devenir influenceur voyage, commencez par un sujet précis et des contenus utiles, y compris près de chez vous. Apprenez à raconter, filmer, écrire et analyser les retours avant de multiplier les plateformes. Une formation peut aider, mais elle ne remplace ni la pratique régulière ni la connaissance du terrain.

Pour une marque ou un office de tourisme, la sélection doit porter sur l’adéquation de l’audience, la qualité des échanges et les résultats attendus, pas seulement sur la portée. Précisez les livrables, le calendrier, les droits de réutilisation et les indicateurs de suivi. Côté lecteur, une collaboration commerciale clairement signalée permet de comprendre les conditions du séjour et de juger la recommandation avec davantage de recul.